Eat’s Business #29 | Rungis devient une marketplace digitale, les pourboires défiscalisés et les cordons bleus bannis des cantines lyonnaises.

12/10/2021

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Eat’s Business #27

Dans ce nouvel épisode de Eat’s Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur les actualités food de la semaine. Aujourd’hui, on parle du marché de Rungis qui se digitalise de plus en plus, des pourboires par cartes bancaires qui seront défiscalisés d’ici 2022 et des cordons bleus bannis des cantines scolaires à Lyon.

Dans cet épisode sont aussi évoqués les restaurants qui se lancent dans l’agroalimentaire et vice versa, du prix du pois qui explose mais aussi de la robotisation des vendanges en Italie.

L’ADN, Le marché international de Rungis poursuit sa digitalisation, 24/09/2021

Le plus gros marché alimentaire pour les professionnels du monde poursuit sa digitalisation et lance une nouvelle version de sa marketplace www.rungismarket.com.

D’ici la fin de l’année, l’ensemble des professionnels de l’alimentation qui s’approvisionnent tous les jours à Rungis pourront bénéficier d’un mode de commande digital supplémentaire. Il leur sera possible de passer leurs commandes en quelques clics sur une plateforme et de choisir des produits de l’ensemble des secteurs du Marché : produits carnés, marée, produits laitiers et de gastronomie, fruits et légumes.

La promesse du marché de rungis pour sa marketplace c’est « une commande passée jusqu’à minuit sera livrée le lendemain à Paris ». Ils garantissent aussi aux clients du Marché une commande et une facturation uniques, permettant ainsi un gain de temps et efficacité considerable ! 

Il faut souligner que le Marché International de Rungis est un véritable écosystème au service de l’alimentation des Français et une référence à l’échelle mondiale. La gestion des 2,8 millions de tonnes de produits qui y sont commercialisées chaque année représente un véritable défi logistique auquel ce nouveau mode de commande digital permettra de répondre de manière encore plus efficace.

France Inter, Six questions sur la défiscalisation des pourboires au restaurant par carte bancaire, 27/09/2021

D’après une étude CSA, 35 % des Français ne laissent pas de pourboire par manque de monnaie. Comme l’explique l’article, de plus en plus de gens ont pris l’habitude de laisser un pourboire par carte bancaire.

Alors qu’Emmanuel Macron vient d’annoncer que les pourboires par carte bancaire seront défiscalisés dans l’hôtellerie et la restauration pour l’année 2022 plusieurs questions se posent.

1) Comment cela va se passer? Quand vous réglerez l’addition avec votre carte, vous pourrez ajouter une petite somme supplémentaire destinée au serveur

2) Quel objectif ? Afin de rendre le métier de serveur plus attractif, le gouvernement souhaite que le pourboire redevienne un vrai complément de salaire, comme dans certains pays étrangers.

3) Comment cela fonctionnait jusqu’à présent ? Il n’y aucune obligation en France sur les pourboires. Selon l’article, la coutume voudrait qu’on laisse 5% de l’addition. Et c’est en 1987 qu’un arrêté a intégré le service dans l’addition.

4) Comment cela se passe à l’étranger? Aux États-Unis, au Canada ou encore en Australie, une partie des revenus des serveurs et barmans dépendent des “tips” etle pourboire représente entre 10 et 20% de l’addition finale. Dans ces pays, les prix affichés sur les cartes ne comptent pas le service. En Angleterre, en Espagne, au Portugal, en Hongrie, le pourboire est souvent inclus dans l’addition. Au Japon, par contre, donner un pourboire peut être considéré comme un manque de respect.

5) Qu’en pensent les premiers intéressés? Evidemment ils sont pour. Pour Roland Héguy, le président confédéral de l’UMIH, “ça peut participer à améliorer les conditions. Cet outil peut-être attractif pour les salariés”. Reste que de l’avis de certains restaurateurs ce n’est pas tant un problème de salaires qu’un problème d’horaires de travail.

Espérons en tout cas que ça redonnera envie à certains serveurs parisiens d’être plus aimables avec les clients…

Les Echos, Quand les marques de restauration et d’alimentaire estompent leurs frontières, 02/10/2021

Un article intéressant sur l’hybridation entre les marques vendues dans la distribution et celles de restauration.

L’article donne l’exemple de l’entreprise suédoise Picadeli, connue pour ses bars à salades implantés dans les supermarchés un peu partout dans l’Hexagone. Cette dernière vient d’ouvrir son tout premier restaurant en France (dans le centre commercial Les 4 Temps à La Défense). Selon David Bicheron, directeur général Picadeli France et Belgique, “l’établissement est un porte-drapeau pour la marque et doit développer sa notoriété. Il nous sert aussi de laboratoire pour tester de nouveaux concepts”.

D’autres, comme Mavrommatis ou Les Niçois, ont fait le chemin inverse de Picadeli. Il s’agit à la base de restaurants qui ont lancé par la suite des produits en grande distribution. Les Niçois ont même réussi à faire référencer 4 de leurs produits chez Whole Foods aux Etats-Unis.

Comme l’explique Maria Bertoch, experte Foodservice France de The NPD Group, « le Royaume-Uni a été pionnier dans ce mélange des types de consommation entre les univers des grandes surfaces et de la restauration” et en France “le fait que des agrégateurs comme Uber Eats et Deliveroo pratiquent aussi bien la livraison de plats que celle de courses contribue à accélérer le phénomène”.

L’OBS, Le cordon-bleu, « fer de lance des produits alimentaires ultra-transformés », bientôt exclu des cantines scolaires à Lyon, 01/10/2021

Voilà un débat comme on les aime.

Tout est parti d’une décision de la mairie de Lyon qui a annoncé, par l’intermédiaire de Gautier Chapuis, conseiller délégué à l’Alimentation locale et à la Sécurité alimentaire, la suppression des cordons bleus dans les cantines scolaires de la ville. La raison évoquée : “le cordon-bleu est un peu le fer de lance des produits alimentaires ultra-transformés, et à ce titre il n’a plus de raison d’être dans les menus des élèves lyonnais”. 

Evidemment cette décision a provoqué de nombreuses réactions… Et vous? Etes-vous pour ou contre les cordons-bleus à la cantine scolaire?

Financial Times, Soaring pea costs set to hit plant-based meat producers, 28/09/2021

Les entreprises spécialisées dans les alternatives végétales à la viande et qui utilisent le pois comme ingrédient principal risquent d’être touchées par la grave sécheresse qui sévit au Canada cette année et qui a entraîné une flambée des prix. C’est le français Roquette qui a tiré la sonnette d’alarme fin septembre en déclarant que le secteur des protéines végétales était “confronté à une situation sans précédent”, que la disponibilité des pois était “remise en cause” et que les augmentations de prix “conduiraient inévitablement à un transfert des coûts vers les clients”.

Le prix des pois a plus que doublé au Canada, le plus grand producteur mondial ayant subi de fortes baisses de production après la pire sécheresse du siècle. L’Europe a souffert de faibles rendements et en France, un autre grand pays producteur de pois, la récolte a été sévèrement endommagée par le temps humide pendant la récolte selon Roquette.

Bien qu’ils ne représentent que 2 % de l’ensemble des protéines végétales, les pois sont la catégorie qui connaît la plus forte croissance dans l’industrie alimentaire. Ils bénéficient en effet d’une meilleure image que le soja. Plusieurs grandes entreprises du secteur se sont ainsi tournées vers le pois pour fabriquer leurs alternatives végétales à la viande, à l’instar de Beyond Meat, NotCo, Meatless Farm, Tyson ou Nestlé.

Une hausse des prix n’est donc pas à exclure pour ces produits.

Wall Street Journal, Robots Take Over Italy’s Vineyards as Wineries Struggle With Covid-19 Worker Shortages, 03/10/2021

En Italie, comme un peu partout dans le monde, les problèmes de main d’oeuvre ont pris une tournure inédite avec la fermeture des frontières suite à la crise sanitaire. Les viticulteurs italiens ont été particulièrement touchés par cette pénurie de saisonniers l’an dernier. A tel point que certains ont décidé d’investir dès cette année plusieurs dizaines de milliers d’euros dans des robots vendangeurs.

L’article s’intéresse donc à l’automatisation croissante des vignobles en Europe et suit notamment un vigneron toscan qui a sauté le pas malgré la petite taille de son exploitation viticole (13 hectares).

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